Faire de la consommation locale un jeu, c’est le défi que s’est lancé Nolan Kempf. Nous avons rencontré l’Ajoulot de 27 ans, quelques mois après le lancement de son application.

Le commerce local n’a pas le vent en poupe, et les grandes enseignes internationales prennent une place de plus en plus importante. C’est le constat de Nolan Kempf, un Ajoulot de Bressaucourt qui s’est lancé dans une aventure pour aider les commerçants de sa région: «J’ai vu l’évolution de la vieille ville de Porrentruy, que l’on peut voir aussi à Delémont, et on voit que c’est compliqué pour les petits commerces. Je voulais donc trouver une solution fun pour pousser les gens à consommer local et moins sur les grandes plateformes comme Temu et d’autres entreprises de ce genre», explique-t-il.
Pour ce faire, l’entrepreneur a développé Dropiik, une application avec un concept très simple, lancée en mars dernier: «Je pose un code QR chez les commerces partenaires, et quand les gens vont chez ces derniers, ils n’ont qu’à scanner le code QR avec l’application pour participer, chaque mois, à des concours pour gagner des lots. Ce mois-ci, ils peuvent gagner un vol en parapente ou des entrées à la piscine de Porrentruy.» Pour obtenir ce code QR, les commerçants souscrivent un abonnement mensuel de 29 francs auprès de Dropiik.
Le Pokémon GO du commerce local
Le concept est simple, mais celui-ci devrait évoluer à l’avenir. «Ce n’est pas encore la version que j’aimerais produire au terme de mon projet. J’aimerais vraiment créer un jeu qui serait un peu le Pokémon GO du commerce local», espère le Jurassien. «Mais ça demande du développement et de l’investissement, donc on prouve avec cette première version qu’on peut inciter les gens à se déplacer dans les commerces», ajoute-t-il.
Lancer une application de ce type n’est pas simple. Il faut des utilisateurs pour intéresser les différents vendeurs, et des vendeurs pour attirer les utilisateurs. Mais à ce jour, Dropiik compte plus de 300 utilisateurs et 25 enseignes, quatre mois après le lancement du projet.
Dropiik jusqu’en Valais ?
À court terme, les objectifs de Nolan Kempf sont simples: «J’aimerais bien atteindre plus de 50 partenaires dans le Jura, et montrer que le projet plaît. Ensuite, j’aimerais développer le côté jeu qui est ma vision du projet à terme.» Dans un avenir plus éloigné, le résident de Bressaucourt souhaite conquérir d’autres régions de la Suisse: «J’aimerais que l’application se développe en Suisse romande, qu’on fasse gagner des cadeaux qui ne proviennent pas forcément que d’ici, qu’un Jurassien puisse gagner quelque chose en Valais ou inversement, et puisse vivre une expérience grâce à l’app.»
Pour l’instant, Dropiik fait son nid dans le Jura, principalement à Porrentruy, où nous avons rencontré plusieurs commerçants partenaires de l’application. Si la plupart espèrent voir le nombre d’utilisateurs continuer d’augmenter, tous se réjouissent d’une telle initiative. «J’aime bien ce genre de concept, c’est une initiative intéressante», «On trouve le projet super sympa», nous ont-ils confié. L’avenir nous en dira davantage sur la destinée de Dropiik.


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